Associez chacun des extraits à une des phrases de la quatrième de couverture : (certaines phrases servent pour plusieurs extraits)

Associez des paires

Associez les phrases de gauche à celles de droite

Extraits du roman Une jeunesse de Modiano

Extrait 1 :
- Vous êtes là parce que vous vous intéressez à la musique ? demanda encore Bellune.
Sa voix douce et sa gravité inspiraient toujours confiance. Elle fît un signe affirmatif de la tête.
- Ça tombe bien, dit Bellune. Je travaille pour une maison de disques. Je peux vous aider, si vous voulez...

Extrait 2 : Louis rejoignit la salle des Pas-Perdus. Il était trop tard pour aller dîner rue de la Croix-Nivert. Il se dirigeait vers les escaliers par où l'on sort de la gare quand il remarqua, à gauche, le petit buffet aménagé dans le passage vitré. Il y pénétra, s'assit à une table, commanda un café au lait et deux tartines.
Il n'y avait pas d'autres consommateurs que lui, en raison de l'heure tardive. Sauf, à une table du fond, une fille qui paraissait dormir, le front posé contre son bras replié. Louis ne voyait que ses cheveux châtains.

Extrait 3 : Pour ne pas trop souffrir de la faim, ils dormaient et restaient allongés le plus longtemps possible. Ils perdaient la notion du temps, et, si Brossier n'était pas revenu, ils n'auraient plus jamais quitté cette chambre, ni ce lit où ils écoutaient de la musique en se laissant dériver peu à peu. La dernière image du monde extérieur, c'étaient les flocons de neige qui tombaient toute la journée dans l'encadrement de la fenêtre.

Extrait 4 : Il se tourna vers Louis :
- Lui, nous allons essayer de lui donner une bonne situation. J'espère qu'il se montrera à la hauteur...
(…)Dites-moi, Louis... J'ai pris rendez-vous avec mon ami Bejardy... jeudi à trois heures... chez lui... Vous devriez vous raser, mon vieux... vous avez l'air d'un clochard...
Extrait 5 : Il déboutonnait son corsage et elle n'opposait aucune résistance. Maintenant, elle était allongée sur le ventre, il faisait glisser sa jupe et son slip et lui caressait les fesses. Elle éprouvait du dégoût en se rappelant ses doigts trop soignés. Elle regardait devant elle, le menton contre le bord du canapé. Les lumières de l'avenue se brouillaient à travers le rideau de gaze comme le contour des meubles et des objets. Dehors, il pleuvait. Là, au moins elle était à l'abri. Il suffisait de ne pas bouger et, selon l'une des expressions de Bellune qu'elle aimait bien, de se fondre dans le décor. Si ce type pouvait l'aider...

Extrait 6 :
- Voilà... ce voyage en Angleterre... C'est pour rendre un service à Bejardy...
Et après avoir pris son souffle, il lui donna des détails d'une voix précipitée, comme s'il craignait qu'elle l'interrompît. Tous les détails. Qu'il était chargé par Bejardy de faire passer en Angleterre une somme de près de cinq cent mille francs en espèces, qu'il toucherait un pourcentage là-dessus et que l'astuce consistait à se mêler à un groupe des « Jeunesse-Échanges franco-anglais » pour franchir la douane sans risque. Stewart, le directeur de « Jeunesse-Échanges », était lui-même dans le coup, paraît-il.
Elle l'écoutait, les yeux grands ouverts. Quand il eut fini, ils restèrent un instant silencieux.
-Je suis sûre qu'ils avaient cette idée en tête depuis le début, dit-elle.
- Oh oui... certainement...
Louis haussa les épaules. On verrait bien ce qui se passerait. Il devina qu'elle pensait la même chose que lui.

Extrait 7 : L'enveloppe contenait une coupure de presse jaunie :
« Hier soir, les inspecteurs de la police judiciaire ont arrêté dans une pension de famille de Neuilly, rue Charles-Lafitte, Roland Chantain de Bejardy, vingt-cinq ans, meurtrier présumé de l'Américain Parker.
extrait 1
extrait 2
extrait 3
extrait 4
extrait 5
extrait 6
extrait 7