Paris et ses cabarets

La Belle Époque: bals, cabarets et music-halls.

Paris devient en 1900 le centre de l’attraction mondiale et connaît une période historique propice au divertissement, connue comme la Belle Époque. La capitale devient le symbole de l'érotisme et des plaisirs inconnus. On assiste à la création des cafés-concerts, cabarets et autres music-halls. Ces nouveaux lieux, de rencontre et de spectacle, dépassent les barrières sociales et il n’est pas rare d’y croiser artistes, riches, ouvriers et étudiants. Parmi les cabarets parisiens les plus célèbres se trouvent Le Chat Noir, les Folies Bergère ou encore le Moulin Rouge.

Dans ces salles de spectacle-restaurant, le public assiste à des numéros variés, allant des représentations de danse et de chant aux numéros de cirque tels que l’acrobatie et même le domptage de fauves. Mais le cabaret est aussi et surtout un lieu de rencontres. Les gens viennent au music-hall pour contempler et applaudir mais aussi pour rencontrer les vedettes de l’époque, parler avec les amis et se sentir libres.

 

Petite histoire des cabarets parisiens :

  • Le Chat Noir fut l’un des premiers cabarets artistiques. Il fut créé en 1881 par Rodolphe Salis à Montmartre. Il s’agissait d’un café très populaire dans les milieux artistiques, intellectuels et politiques. Il était fréquenté par des personnalités de l’époque, dames de la société, banquiers, touristes, médecins, artistes… qui échappaient ainsi de leur quotidien. Le cabaret dut fermer ses portes en 1897, car l’amusement commençait à sembler vulgaire et en raison de la mauvaise situation économique et du décès de son propriétaire.
  • Les Folies Bergère fut l’un des premiers music-halls parisiens. On y présentait des revues dansées et des spectacles de variétés. La salle existe toujours de nos jours, elle se trouve 32 rue Richer dans le 9ème arrondissement de Paris. Les Folies Bergère ouvrent en 1869 sous le nom de « Folies Trévise », puis de « Folies Bergère » en 1872. La salle de spectacle connaît plusieurs propriétaires et plusieurs grandes vedettes comme Joséphine Baker.
  • L’Olympia est le plus ancien music-hall de Paris encore en activité. La salle de spectacle se trouve 28 boulevard des Capucines dans le 9ème arrondissement. En 1888 Joseph Oller, fondateur du Moulin Rouge, y installe des montagnes russes qui seront démolies par le préfet de Paris par crainte d’incendie et deviendront l’Olympia. La salle deviendra théâtre, cinéma jusqu’à redevenir salle de spectacle et classée au patrimoine culturel français.   
  • Le Moulin Rouge est sans doute le cabaret parisien le plus reconnu au niveau international. Il est fondé en 1889 par Joseph Oller et Charles Zidler. Il est situé sur le boulevard de Clichy dans le 18ème arrondissement, au pied de la Butte Montmartre. On y installe des décors et les posters en font sa publicité. On peut y voir danser le French Cancan, écouter de l’opéra et assister à des danses dénudées.       
  • Le Bal Tabarin était un cabaret parisien situé 36 rue Victor-Massé dans le 9ème arrondissement au pied de Montmartre. Il est fondé en 1904 par le compositeur et chef d’orchestre Auguste Bosc. En 1915 il accueille les danseuses de French Cancan du Moulin Rouge puis sera équipé de machineries et de grands décors. Fréquenté par des officiers allemands pendant la 2nde guerre mondiale, l’établissement sera fermé en 1953 et remplacé par un supermarché et un immeuble en 1966.

 

Document 1 : Plusieurs posters et affiches des cabarets parisiens du XIXème siècle.

Document 2 : Guy de Maupassant, Bel-Ami, 1885, Paris, Editions Garnier-Flammarion, 1993.

Document 3 : Juliette Gréco, Moulin Rouge, 1952.

Document 4 : Photos du Paris d’avant (source : internet).

Document 5 : Pierre-Auguste Renoir, Le Bal du Moulin de la Galette, 1876.

Document 6 : Patrick Modiano, Une jeunesse, extrait pp. 179-182, 1981.

Document 7 : Annie Demeyere, Portraits de l’artiste dans l’œuvre de Patrick Modiano, 2003.

 

Le document 1 est un ensemble de posters ou affiches de différents cabarets parisiens du XIXème siècle. On y retrouve Les Folies Bergère, Le Moulin Rouge, L’Olympia et Le Bal Tabarin. Toulouse-Lautrec était sûrement le plus populaire et le plus demandé parmi « les artistes à affiches ». 

 

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           L’Olympia                                               Le Bal Tabarin   

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           L'Olympia                                     Les Folies Bergère

 

 

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            Le Moulin Rouge                                         Les Folies Bergère


Répondez aux questions suivantes :

1)      Recherchez les différents auteurs des affiches suivantes et la situation géographique des différents cabarets.

2)      Quels sont les éléments que l’on retrouve dans plusieurs affiches ?

3)      Quelles affiches se ressemblent le plus ?

4)      Quelle est l’atmosphère de l’époque qui se dégage de ces affiches ?

5)      Quelles informations vous donnent ces affiches sur cette époque ?

 

Le document 2 est un extrait de Bel-Ami de Guy de Maupassant, romancier français du XIXème siècle. Le roman retrace l’ascension sociale de Georges Duroy, un homme ambitieux et séducteur qui grâce aux femmes, à l’argent et à la politique, arrive au sommet de la pyramide sociale parisienne.

 

Duroy, perplexe, ne savait que dire ; enfin, il se décida : — Je ne connais pas les Folies-Bergère. J’y ferais volontiers un tour.

Son compagnon s’écria : — Les Folies-Bergère, bigre1 ? Nous y cuirons comme dans une rôtissoire. Enfin, soit, c’est toujours drôle.

Et ils pivotèrent sur leurs talons pour gagner la rue du Faubourg-Montmartre.

La façade illuminée de l’établissement jetait une grande lueur dans les quatre rues qui se joignent devant elle. Une file de fiacres2 attendait la sortie.

[...]

Une vapeur de tabac voilait un peu, comme un très fin brouillard, les parties lointaines, la scène et l’autre côté du théâtre. Et s’élevant sans cesse, en minces filets blanchâtres, de tous les cigares et de toutes les cigarettes que fumaient tous ces gens, cette brume légère montait toujours, s’accumulait au plafond, et formait, sous le large dôme, autour du lustre, au-dessus de la galerie du premier chargée de spectateurs, un ciel ennuagé de fumée.

Dans le vaste corridor3 d’entrée qui mène à la promenade circulaire, où rôde la tribu parée des filles, mêlée à la foule sombre des hommes, un groupe de femmes attendait les arrivants devant un des trois comptoirs où trônaient, fardées4 et défraîchies, trois marchandes de boissons et d’amour.

Les hautes glaces, derrière elles, reflétaient leurs dos et les visages des passants.

Forestier ouvrait les groupes, avançait vite, en homme qui a droit à la considération.

Il s’approcha d’une ouvreuse5. — La loge6 dix-sept ? — dit-il.

— Par ici, monsieur.

Et on les enferma dans une petite boîte en bois, découverte, tapissée de rouge, et qui contenait quatre chaises de même couleur, si rapprochées qu’on pouvait à peine se glisser entre elles. Les deux amis s’assirent ; et, à droite comme à gauche, suivant une longue ligne arrondie aboutissant à la scène par les deux bouts, une suite de cases semblables contenait des gens assis également et dont on ne voyait que la tête et la poitrine.

Sur la scène, trois jeunes hommes en maillot collant, un grand, un moyen, un petit, faisaient, tour à tour, des exercices sur un trapèze.

Le grand s’avançait d’abord, à pas courts et rapides, en souriant, et saluait avec un mouvement de la main comme pour envoyer un baiser.

On voyait, sous le maillot, se dessiner les muscles des bras et des jambes ; il gonflait sa poitrine pour dissimuler son estomac trop saillant ; et sa figure semblait celle d’un garçon coiffeur, car une raie soignée ouvrait sa chevelure en deux parties égales, juste au milieu du crâne. Il atteignait le trapèze d’un bond gracieux, et, pendu par les mains, tournait autour comme une roue lancée ; ou bien, les bras roides, le corps droit, il se tenait immobile, couché horizontalement dans le vide, attaché seulement à la barre fixe par la force des poignets.

Puis il sautait à terre, saluait de nouveau en souriant sous les applaudissements de l’orchestre, et allait se coller contre le décor, en montrant bien, à chaque pas, la musculature de sa jambe.

Le second, moins haut, plus trapu7, s’avançait à son tour et répétait le même exercice, que le dernier recommençait encore, au milieu de la faveur plus marquée du public. […]

Notes (définitions tirées du Petit Robert)

  1. Exclamation familières des bourgeois qui n’osent pas prononcer le vrai mot « bougre » c’est-à-dire mauvais drôle homme (injure).
  2. Voiture de louage tirée par un cheval et conduite par un cocher, que l’on utilise à la course ou à l’heure.
  3. Passage plus ou moins étroit mais plus long que large, couloir.
  4. Maquiller à outrance, déguiser sous une apparence trompeuse.
  5. Personne chargée d’ouvrir certaines portes.
  6. Petite pièce aménagée dans les coulisses d’une salle de spectacle.
  7. Petit, large, ramassé et donnant une impression de force et de robustesse.

 

 Relier- Bel Ami Maupassant

Faites un petit résumé de la dernière partie du texte, en expliquant ce que voit le personnage principal. Ce spectacle correspond-t-il aux types de spectacles présentés dans les cabarets selon la petite histoire des cabarets parisiens ?


 

Le document 3 est la chanson Moulin Rouge de Juliette Gréco, célèbre chanteuse de variété française des années 50. La chanson date de 1952 et nous parle du célèbre cabaret du même nom. http://www.youtube.com/watch?v=cg0VlriQaYs

Chanson à trous Moulin Rouge Juliette Gréco

Relevez le champ lexical de l’amour présent dans le poème.

Quelle vision du célèbre cabaret transmet cette chanson ? Pourquoi ? (Justifiez en citant des passages de la chanson).


 

Le document 4 est un ensemble de photos du Paris d’avant représentant plusieurs lieux de spectacle et de divertissement connus. Elles proviennent du site internet http://parisavant.com/  qui réunit plusieurs photos de Paris Avant (XIXème) /Après (2010). 

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L’Olympia

    

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Le Moulin Rouge

 

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Le Bal Tabarin (rue de Douai)


1)      Quelles sont les principales différences entre avant et maintenant ?

2)      Quel passage d’Une Jeunesse explique le changement entre les dernières images ? Comment ce changement est-il ressenti par le personnage de Louis ?

3)      Quel est monument qui a le moins changé ? Pensez-vous qu’il en est de même pour l’intérieur du bâtiment ? 


 

 

Le document 5 est le tableau Le Bal du Moulin de la Galette  du peintre français du XIXème, Pierre-Auguste Renoir. Il date de 1876. 

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Le Moulin de la Galette est le seul moulin à vent en marche de Montmartre dans le 18ème arrondissement. Il fut une célèbre guinguette, c’est-à-dire une place de bal populaire où les gens pouvaient danser, boire et manger en profitant de la musique populaire.

 

1)      À quel courant artistique appartient ce tableau ?

2)      Quelle scène y est ici représentée ?

3)      Qui sont les gens au premier plan ? Quelle attitude ont-ils ? Que font-ils ?

4)      Quelles couleurs utilisent l’artiste ? Quelle impression s’en dégage ?

5)       Décrivez les vêtements de l’époque. Reconnaissez-vous un célèbre chapeau ?

 

Le document 6 est un extrait du roman Une Jeunesse de Modiano. Le passage cité se trouve vers la fin du livre lorsque les personnages principaux Odile et Louis rencontrent Bauer, un ancien créateur d’affiches de cabarets.

 

Il remplit une flûte à Champagne jusqu'à ras bords et la poussa devant le chien soupçonneux. Puis il sortit d'un des tiroirs du buffet un grand album relié de cuir vert.

- Tenez... Ce sont des souvenirs du temps où j'habitais dans l'atelier... Là où vous vivez maintenant...

Louis avait ouvert l'album et Bauer restait debout, derrière lui, Odile et le chien. Sur chacune des deux premières pages, une photo protégée par une feuille de plastique. Deux hommes aux traits réguliers, l'un brun et l'autre blond. Les photos dataient d'une trentaine d'années.

- Pierre Meyer et Van Duren... Deux artistes de music-hall, dit Bauer. Les deux hommes que j'ai le plus admirés de ma vie...

- Pourquoi ? demanda Odile.

- Parce qu'ils étaient beaux, dit Bauer d'un ton sans réplique. Ils se sont suicidés tous les deux... Alain Gerbault aussi, si l'on veut...

Louis tournait les pages de l'album. Des couvertures de programmes de divers music-halls signées « Bauer » d'une grande écriture hachurée.

- Vous avez peut-être connu ma mère ? demanda Louis. Elle travaillait au Tabarin...

- Ta maman ? Non, mon grand... Je n'ai connu personne au Tabarin... J'ai surtout travaillé pour la Miss...

Aux pages suivantes, étaient collées des photos de jeunes gens avec leurs noms et des dates de plus en plus proches. Les générations se succédaient. Et parmi tous ces jeunes gens aussi éclatants les uns que les autres, un homme d'âge mûr, à la bonne grosse bouille1, aux lèvres sinueuses2 et aux yeux plissés :

- Lui, c'est Tonton, du Liberty's...

La lumière crue de la suspension faisait luire les feuilles de plastique qui protégeaient tous ces souvenirs. Le chien semblait s'intéresser à l'album qu'il reniflait de temps en temps et son haleine embuait les photos quand Louis ne tournait pas la page assez vite. Odile appuyait la tête contre l'épaule de Louis pour mieux voir.

- C'est intéressant, vos photos, dit-elle. Vous les regardez souvent ?

- Non. Elles me foutent le cafard...

- Pourquoi ?

- C'est triste de penser que tous ces beaux gosses ont vieilli ou bien ont disparu... Et moi, je reste là, comme un vieux ponton3 pourri qui les a vus passer. Il ne me reste que leurs photos... je voulais faire un autre album avec les photos de tous les chiens que j'ai eus dans ma vie, mais je ne m'en suis pas senti le courage.

Sa voix s'enrouait4, il s'était laissé tomber sur une chaise, et prenait la main d'Odile.

- Vous êtes encore trop jeune pour comprendre, mon petit... Mais quand je feuillette cet album et que je les regarde les uns après les autres, j'ai l'impression que ce sont des vagues qui sont venues se briser au fur et à mesure...

Notes (définitions tirées du Petit Robert)

  1. Visage aux joues rebondies, gros.
  2. Qui présente des courbes, une ligne ondulée.
  3. Pont flottant, souvent vieux, usé.
  4. Rendre rauque, plus grave, la voix de quelqu’un.

 

Questions sur le texte :

1)    Cherchez sur internet les références citées dans le texte (en gras ici).

2)    Expliquez l’expression soulignée : « Elles me foutent le cafard… »

3)    Donnez un titre et faites un court résumé du passage suivant.

4)    Selon vous, quel est le thème principal du passage ? Développez. 

5)    Selon vous, quelle est l’image de l’artiste décrite ici par l’auteur ?  

 

 

Le document 7 est un extrait de l’ouvrage critique d’Annie Demeyere intitulé Portraits de l’artiste dans l’œuvre de Patrick Modiano, publié en 2003.

 

Frivolité et désespoir

Face à son public, réel ou fantasmé, se tient l’artiste toujours épris de son image. La scène est un lieu magique où le temps vient se coaguler. Sur les scènes de cabaret surtout transitent des personnages sans consistance, un instant sous les feux de la rampe et renvoyés cruellement à l’obscurité sans gloire. Chez Modiano le cabaret est l’emblème d’une identité de pacotille1, d’un univers factice où l’absence de public signe la démission des ambitions. Une Jeunesse est le roman le plus riche en références. Le Tabarin, les Boys de Mistinguett, le Palladium apparaissent en toile de fond. Dans ce roman les artistes de music-hall sont comme des météorites à la trajectoire brève sortis de l’oubli par des allusions nostalgiques. Bauer, illustrateur, qui dessine les couvertures des programmes de music-hall, évoque Pierre Meyer et Van Duren, artistes de music-hall. Couple fatal, beauté et suicide… Le music-hall développe plus que n’importe quel art de la scène le culte du beau, la facticité2 de l’apparence. Le rideau tombe vite lorsque le corps n’obéit plus. La déchéance de l’artiste des cabarets est un mythe baudelairien toujours actif.

Notes (définitions tirées du Petit Robert)

  1. Sans valeur.
  2. Caractère de ce qui est factice, apparence artificielle.

 

Répondez aux questions suivantes et justifiez votre réponse par une phrase du texte :

1)      Pourquoi la scène est-elle un lieu particulier ?

2)      Selon l’auteur, la scène est-elle positive pour l’artiste ?

3)      Chez Modiano, que représente le cabaret ?

4)      Dans Une Jeunesse, comment les artistes sont-ils présentés ?

5)      Les artistes des music-halls ont-ils de l’avenir dans le monde du spectacle, selon l’auteur ?

 

 

Activité type Bachibac :

Sujet d’essai : Vous choisirez un des deux sujets proposés et indiquerez votre choix sur votre copie. (300 mots environ)

Sujet A :

Commentez cette affirmation d’Annie Demeyere qui écrit sur l’œuvre de Patrick Modiano et qui dit : « La déchéance de l’artiste des cabarets est un mythe baudelairien toujours actif. »

Sujet B :

Expliquez en quoi le monde des cabarets et autres music-halls reflète-t-il une des idéalisations de la vie parisienne. 


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